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Newsletter du 22 septembre 2020 – Fin de saison, goulimiel et gouliblog

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Bonjour à toutes et tous.

L’appréhension était grande avant cette saison. Après six mois complets d’une inactivité touristique absolue, nous étions incapables de prévoir comment nous allions traverser cet été sous le signe de la pandémie.

Et ce fut, malgré les contraintes, une très belle saison. Vous êtes nombreux et nombreuses à avoir choisi de venir séjourner au manoir, et ce dans le respect des contraintes sanitaires que nous avons adaptées au mieux à la situation du moment. Je vous en remercie sincèrement. Vous avez pour beaucoup utilisé le nouvel espace cuisine partagée et avez pu confirmer son utilité, notamment lorsqu’on reste plusieurs jours ici. D’ailleurs, cette année, nous avons eu surtout des longs séjours, de trois nuits ou plus. Vous êtes aussi de plus en plus nombreux et nombreuses à revenir année après année. En définitive, cette saison a été particulièrement agréable et humainement très  chaleureuse.

L’organisation de la suite

La saison arrive donc à son terme : le mois de septembre est habituellement propice à la venue de la clientèle étrangère, qui manque beaucoup cette année. A part quelques réservations à venir ça et là, l’activité a donc fortement diminué et nous y adaptons le fonctionnement des chambres d’hôtes:
– ouverture annuelle des chambres par défaut (sauf fermetures exceptionnelles de quelques jours selon nos désirs d’évasion ou de repos),
– retour de la possibilité de réserver la Glycine et la Ruche pour une seule nuitée,
– possibilité de réserver la studette pour trois nuits minimum uniquement.
– maintien de l’ensemble des dispositions sanitaires covid de la saison.
La mise en service de la Studette nécessite temps et énergie (tout électrique) et n’est raisonnable que pour trois nuits minimum.

Goulimiel et gouliblog

Plusieurs d’entre vous ont pu être témoins cet été de mon excitation à l’idée de produire le miel du manoir. Ce fut chose faite fin août ! 5.5 kg d’un miel au parfum de ronces et châtaigner. Le bonheur fut indescriptible. Cette réussite succède à tant d’autres plus ou moins modestes et enrichissent les compétences acquises au manoir. Aussi, j’ai eu l’idée de lancer une série de textes pour raconter la vie au manoir, les ressentis, les désirs et projets. J’ai donc ouvert le blog du manoir de Krec’h Goulifern : le gouliblog. Le premier texte raconte cinq années de plongée dans le monde fascinant des abeilles, du premier essaim aperçu à la première cuillère de goulimiel : le goulimiel ou l’éloge de la lenteur. D’autres textes viendront, j’ai déjà quelques idées qui, je l’espère, vous permettront de vous imprégner un peu à distance de l’univers de Krec’h Goulifern, son confort, ses saveurs et valeurs.

Livre d’or

Cette année encore le livre d’or a de quoi nous émouvoir. Si cette page du site web est toujours plaisante à lire histoire de se pâmer d’autosatisafaction, il s’agit avant tout d’un bel outil marketing. Aussi n’hésitez pas, si vous êtes passé récemment au manoir, d’aller faire part de vos ressentis sur les supports numériques de votre choix, et notamment Chambre-hotes.fr, base de données de loin la plus consultée.

Dernière information : le site web en ligne actuellement une version opérationnelle simplifiée, une refonte graphique est en cours.

Voilà, merci encore pour cette magnifique saison, merci à nos délicieux fournisseurs et partenaires, les paniers du bocage, la ferme du Wern,  l’Amante Verte, ou encore l’office de tourisme.

Et donc à très bientôt, hiver comme été, au manoir de Krec’h Goulifern !

Erwan

Le goulimiel, ou l’éloge de la lenteur

Il faisait beau, c’était un mardi. Mardi 26 mai 2015. Nous venions de passer une partie de la matinée chez le notaire. Le manoir nous appartenait pour de bon. Et réciproquement. L’écriture d’un nouveau chapitre de sa vie pouvait commencer. C’était l’heure de manger. Nous avons alors sorti une des nombreuses tables restées là pour entamer notre repas fait de salades et sandwichs à l’ombre du parasol que nous avions apporté. Pendant le repas, un renardeau s’était approché, nous avait observé une seconde d’un air surpris puis avait rebroussé chemin, manifestement désolé de voir son habitat squatté. Nous avions donc pris nos quartiers dans un coin d’une nature que je découvrais de mes premiers émerveillements, après des années de vie en ville. L’atmosphère était bucolique. L’insouciance immense. La joie intense, surtout.

D’un coup, nous entendîmes un vrombissement énorme. Un gros nuage noir s’avançait. C’était un immense essaim d’abeilles. Il est passé au dessus de la maison dans laquelle nous nous y étions précipités. Marianne en avait déjà vu un, moi pas. Mon ignorance m’éclatait au visage : je ne connaissais décidément rien à la nature en général, et à l’abeille en particulier. Pourquoi cet essaim? Comment ça fonctionne? Est-ce dangereux? Dans le doute nous nous sommes protégés. C’était fascinant. Un brin flippant, mais fascinant.

C’était donc là, au premier jour, un bel avertissement: il va falloir se renseigner sur beaucoup, beaucoup, de choses ici pour y faire son nid en toute sérénité. Déjà, je rencontrais le monde des abeilles. L’émotion de cet événement passée, nous reprîmes le cours de notre repas, avec pour débat le choix de notre première chambre d’installation. Retour à l’essentiel: où commencer le nid. Pas celle du fond, pas pratique. Et, comme dans d’autres pièces, le travail de nettoyage nécessitait bien plus d’une journée. D’autant plus que cette pièce était jonchée d’abeilles mortes. Un essaim probablement installé là longtemps avant.

Quand nous est venue l’idée des chambres d’hôtes pour faire vivre la bâtisse, nous avons eu aussi celle d’affubler les chambres de noms, histoire de personnifier le manoir, l’apprivoiser un peu, en quelque sorte. Celle du fond sera La Ruche. Une sorte d’hommage aux abeilles mortes là. Il fallait en savoir plus.

Marianne m’a alors offert un ouvrage splendide : les abeilles et la vie, dont le récit est délicieusement écrit par Didier Van Cauwelaert.

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La magie opère et fascine : cet ouvrage au texte et photos envoûtants vous plonge inexorablement et définitivement dans un univers en expansion. Vertige. Vouloir comprendre plus, et non pas apprendre sur les abeilles, mais apprendre des abeilles. Et qui sait, un jour, en héberger au manoir. Et qui sait, un autre jour encore, plonger le petit doigt dans une ruche pour y prélever un peu de cet or liquide. La frayeur du premier essaim pourtant inoffensif en rappel à l’humilité de l’ignorant.

La vie du manoir suit son cours. il m’est difficile d’être précis dans la chronologie mais un temps plus tard, ce même été, un essaim s’est installé sous la toiture, au niveau de “la Ruche”. Décidément, le lieu plaît. Totalement inaccessible (notre travail de défrichage n’était pas arrivé jusque-là), il a fallu faire intervenir un spécialiste des nids (frelons, abeilles, guêpes notamment). Il s’est souvenu être déjà venu quelques années plus tôt pour tuer un essaim impossible à récupérer. Les abeilles jonchant le sol  à notre arrivée devaient en être un funeste vestige. Les lieux valaient probablement leur attrait à la présence de cire dans une partie de la toiture. A part injecter un nouveau produit létal, rien ne pouvait empêcher les essaims de tenter une nouvelle installation.  Tuer un essaim, là, fut un véritable crève-cœur. Savoir le lieu plaisant aux abeilles peut réjouir, mais l’idée initiale était quand même de s’approprier, à moyen terme, l’ensemble du manoir. Ou tout du moins y faire notre place. Et y accueillir des hôtes. Impossible donc d’accepter l’installation d’une colonie inaccessible. Et laisser tout un pan de la maison aux animaux, fussent-ils aussi mignons qu’une reine et sa cour, nous paraissait quand même peu envisageable (sans spécisme outre-mesure).

Cet événement imposait l’action. Même si la bâtisse en lieu d’accueil pour les abeilles avait quelque chose de mignon, il fallait que la toiture n’en devienne pas un, et donc faire en sorte que quelque part, ailleurs dans le parc, un essaim s’installe de lui-même.

En premier lieu nous avons contacté un apiculteur pour qu’il installe des “pièges” afin de capter un éventuel essaim qui lorgnerait sur la toiture. Ce fut fait en mai 2016 avec la pose d’une ruchette sur une des ruines. Et ça a marché : la ruchette plaisait plus que les combles du manoir.

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Une évidence s’imposait alors d’elle-même : à nous d’attirer et piéger un essaim, installer une ruche et l’adopter. Chiche. Et donc toujours, encore, lire, apprendre, comprendre. Non pas apprivoiser, mais ajouter à la magnificence et l’harmonie du parc de nouveaux hôtes : des abeilles. Chacun au service du tout.

De 2016 à 2018, nous avons acheté une ruche, une ruchette, les avons préparées pour faire de ces boites les meilleurs des lieux d’installation. Il faut comprendre comment fonctionne l’essaimage et voir à quel point rien n’est vraiment maitrisable. C’est aussi la beauté de la chose : être au service d’un éventuel essaim, l’attendre comme on attend les hôtes de nos chambres, lui proposer le meilleur des endroits. Et patienter. Mais pendant trois ans : rien. Nous avons bien usé de l’arrosage de toiture de temps à autre pour éviter à tel ou tel groupement d’exploratrices d’y jeter son dévolu (qui décidément ne plait pas qu’aux spécialistes de l’ardoise et de la pierre), toiture par ailleurs déjà occupée par bon nombre de chauves-souris. Le constat était indéniable : nous sommes plus doués pour attirer les touristes que les abeilles.

Juin 2019, après deux années infructueuses, nous optons pour l’achat d’un essaim. Et donc faire venir une colonie plutôt que d’en accueillir une arrivée d’elle-même. Mais, promis, elle ne le regrettera pas ! Nous avons opté pour des abeilles noires d’Ouessant. Bien costaudes. Nous plongeons encore un peu plus dans l’apiculture. Et cette fois dans la partie concrète, technique et pratique : faire grossir l’essaim, le dorloter. Non pas au point de l’affaiblir de nos soins, mais faire en sorte qu’il ne décide pas de quitter les lieux. Tant de facteurs extérieurs peuvent provoquer un essaimage ou un abandon de ruche…. C’est aussi ce qui me plait dans la “possession” d’une ruche : c’est très très très délicat et c’est à nous de lui proposer l’habitat idéal pour qu’il reste. La colonie n’est pas domestiquée, un site lui est proposé.

Aussi, nous étions en 2019 encore très loin d’imaginer prélever du miel. Nous voulions déjà comprendre vraiment. Et l’arrivée de cette colonie fut quand même un grand moment. Quelques années de théorie nourrissent les fantasmes et la poésie. Et bien la pratique aussi !

arriveeruchePour le parc, pour nous, pour la maison. Une sorte d’harmonie des lieux. Les abeilles au service des fleurs et fruitiers, nous au service des abeilles, une sorte de cohabitation, bien prioritaire au fait de récolter. Et les observer des heures dans le parc. Leur causer, leur sourire. Comme aux plantes et aux arbres.

abeille entrant abeille sortantFascinantes abeilles, leurs allers et venues, les huit dans le ciel. Fascinantes pattes remplies de pollen. Si vous n’êtes pas convaincu par l’extrême émerveillement que peut susciter le monde des abeilles, écoutez d’urgence l’ensemble des émissions de Jean-Claude Ameizen, Sur les épaules de Darwin, sur France Inter. Vous comprendrez combien je me sens (et je suis) petit, ou rien, devant ma ruche. Comment cet essaim porte son héritage. Écoutez déjà le dialogue entre les fleurs et les abeilles. Quand les premières abeilles ont parlé aux fleurs. Il y a 140 millions d’années.

Comprendre un peu, et observer la ruche pour voir si tout se passe bien, l’ouvrir, fébrile et émerveillé, les voir danser ou se laver, comme si de rien n’était. Les abeilles à leur routine.

cirageIl y a tant à apprendre d’elles. D’ailleurs, comme dans celle citée ci-dessus, Jean-Claude Ameizen a multiplié les émissions pour expliquer ce monde, cultiver notre humilité à son égard. Et notamment l’intelligence des abeilles. Enfin, si je puis dire tant l’exploration de cet univers est infini, écoutez cette émission qui raconte les premières recherches méthodiques sur la reproduction des abeilles, l’échange incroyable entre François Huber et François Burnens. Plongez dans la poésie de ces lettres déjà anciennes alors que Paris perdait sa Bastille. Encore une fois, Ameizen emporte l’auditeur dans un monde à part : l’apiculteur aveugle.

Le monde des abeilles a de tous temps fasciné. Alors que “nos” abeilles de Goulifern mènent leur vie dans le parc, à l’écoute de ces émissions, aux nombreuses lectures sur le sujet, comment puis-je penser à, littéralement, envisager l’exploitation de la ruche ? Quelle manque d’humilité !  La ruche est au parc. Les abeilles à la ruche et aux fleurs du parc.

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Et, quand même, en secret, le doux rêve de plonger mon doigt dans un cadre mielleux pour prélever ma part, mon humble petite part. Là encore, s’étonner à l’écoute de Sur les épaules de Darwin du travail individuel des abeilles dans la ruche, de la vie de la ruche, de la préparation de l’essaimage, des batailles de princesses. S’il y a une émission à écouter, c’est peut-être celle-ci. Alors comment ne pas se sentir noyé d’humilité, voire d’illégitimité à la découverte de telle magie? Comment ne pas privilégier avant tout le bien être de cette colonie? Et faire en sorte, par l’apprentissage méticuleux de sa complexité, qu’elle se sente juste bien, à l’abri des sirènes du départ pour contrée plus fleurie. Cette humilité portée par la connaissance grandissante rejoint celle que nous portons vis à vis du manoir, de son histoire et de son parc. Une cohérence, une harmonie, un lieu, une histoire, un héritage, des vies. Et l’idée de produire du miel consistera ainsi à prélever une part, une sorte de loyer, un accord tacite.

En attendant, accompagner la croissance naturelle de l’essaim, rajouter des cadres au fil du remplissage du corps de la ruche. Ce fut le travail du printemps 2020. La ruche a compté sept cadres pour passer l’hiver, puis dix avant la miellée de cet été. Nous avons donc ajouté une hausse printanière pour éviter l’essaimage. Alors nous avons commencé à penser obtenir un peu de miel dès cette année. Au moment de poser la hausse, nous avons retiré l’ancien plafond pour le remplacer par un neuf (l’ancien devant être utilisé pour préparer une ruche piège contenant de la cire fraîche). Une fois à l’écart de la ruche, nous avons gratté cette cire constituée de cellules remplies de miel. Nous avions là notre toute première portion à déguster. Cinq ans après ce premier essaim, le jour de notre arrivée, souvenez-vous.

premiere cuillereCette toute première petite cuillère, partagée à deux, un délice, évidemment. Et une émotion indescriptible. Nous avions dans cette coupelle le travail de deux vies d’abeille. Cette réserve de miel encapsulé devait servir à nourrir les abeilles à naître. Hors de question d’avaler cet or liquide sans conscience ni respect. Ce sera de toute façon le leitmotiv de la production du goulimiel.

Au fil de l’été la hausse s’est remplie. L’idée d’avoir du miel dès cette année se précisait sérieusement. Les ronces en fleur, puis le châtaigner; de quoi, déjà, à proximité de Gouliwan (le nom de la ruche, la première de Goulifern) apporter à mon impatience les promesses d’un miel au goût prononcé. Je trépignais comme un enfant rêveur à l’approche de noël.

Cinq ans après le premier essaim passé au-dessus de notre tête, le fameux jour où le manoir nous a choisis pour écrire un chapitre de sa vie, nous récupérions quelques cadres remplis par les abeilles noires d’Ouessant de Gouliwan. Inutile de dépeindre ici l’émotion liée à cet événement. Mais imaginez-moi, après cinq années à écouter, lire, tenter de comprendre à propos des abeilles, à poser une ruchette ou aménager la ruche pour espérer accueillir un essaim de passage, imaginez-moi assis sur une chaise, le cadre dans une main, le couteau à désoperculer dans l’autre, voir ce miel brillant couler en rivière lorsque la lame descend le long du cadre. Imaginez mon cerveau accueillir les volutes de miel lorsque celles-ci envahissent la pièce. Après avoir longuement appris ce monde, observé les butineuses, échangé avec la voisine apicultrice et un autre voisin, lui aussi passionné par cet univers (que je remercie tous deux mille fois), regardé les huit dans le ciel, rêvé devant les abeilles pleines de pollen entrer dans la ruche, cherché à associer la couleur du pollen aux fleurs butinées, avoir imaginé leur parcours, regardé les abeilles causer aux fleurs, respecté chacune d’elle, imaginez-moi sentir ce miel d’ici, à nous, enfin.

Et imaginez-moi, quelques jours de maturation plus tard, lorsque je vois couler cet or liquide dans les pots que je regarderai comme toujours avec le respect qu’ils méritent… 5.5 kg d’un miel d’ici.

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Et maintenant ? Un aboutissement ? Oui et non : le voyage continue. Lire, apprendre, observer, comprendre. Aider l’essaim à préparer l’hiver, le nourrir de son propre miel, car c’est avant tout à cela qu’il doit servir, avant même d’en manger moi-même. Et cet hiver préparer le printemps. Éviter l’essaimage, ou le provoquer (il y a des technique pour ça) pour obtenir deux essaims, ajouter Goulitou à Gouliwan. Ou laisser vivre Gouliwan et acheter un deuxième essaim, pourquoi pas. Dans l’idée aussi que si la première colonie subit un contrecoup fâcheux, la deuxième ruche puisse nous consoler. Envisager la division, encore un vaste sujet d’étude hivernal.

Gérer une ruche est très technique : les abeilles n’ont pas besoin de l’homme pour vivre, elles s’en sortaient très bien du temps des dinosaures. Elles ont besoin de l’homme uniquement pour survivre aux méfaits des hommes, justement. Mais dans l’absolu, l’abeille a développé de quoi imprégner la nature de son utilité et sa nécessité. La servir et s’en nourrir. Ce que nous, humains, n’avons pas compris. Aussi, garder un essaim vigoureux consiste à se faire accepter par la colonie : la ruche qu’on lui propose, son emplacement, la météo aussi, et la qualité de la nourriture à disposition aux alentours. C’est dire si nous avons peu de pouvoir sur une ruche. Sinon sa taille et les soins anti varroa (la tique de l’abeille), que nous pouvons apporter. Au manoir, nous estimons que moins nous interviendrons, mieux ce sera. Si elles souffrent un peu, peut-être seront-elles plus fortes, mieux armées pour supporter les aléas locaux. Et ainsi rester là, et offrir chaque année un miel délicieux qui se retrouvera sur les tables du petit déjeuner. Vaste programme qui risque encore d’apporter son lot d’émotion et d’humilité.

Mais la place du manoir dans l’apiculture mondial ne pèse évidemment rien. Et ma place dans le monde des abeilles, n’en parlons même pas.

J’en viens aux raisons de ce texte. Si vous en êtes arrivé jusque là, c’est que soit les abeilles vous fascinent aussi, soit la démarche longue de cinq ans pour obtenir du miel vous intéresse finalement un peu. Pourquoi ce temps ? Nous aurions pu décider de contacter directement un apiculteur, acheter quatre ou cinq essaims et ruches, et dès l’année suivante récolter nos trente à quarante kilos de miel. Mais non, vous avez bien compris, nous ne percevons pas notre intégration sur cet hectare de paradis de cette manière. Nous ne nous en sentons pas totalement propriétaires : nous l’intégrons, nous nous y façonnons, nous nous en imprégnons. Vivre en harmonie ici se prépare, se travaille dans la durée et le temps, avec patience. L’exemple de la connaissance des abeilles au premier miel symbolise parfaitement l’ensemble de ce que nous vivons ici depuis cinq années merveilleuses et émouvantes. Peu à peu, pas à pas. Récolter un premier miel, c’est comprendre et intégrer la compagnie d’une colonie. Redonner la notion de temps long aux choses. Fuir l’immédiateté et presque sacraliser la lenteur et l’attente. Et nourrir le plaisir intense du moment venu du contact du miel sur les papilles. Des effluves dans les narines. Frustrer les sens pour leur proposer l’exaltation. Qu’y a-t-il de plus vivant qu’exalter les sens? Le temps, la durée, l’attente, nourrissent ce bonheur.

Cinq ans donc d’une plongée fascinante, d’un voyage envoutant. Pour ce qui est des abeilles, cinq ans pour moi, des millénaires de fascination pour l’homme. Alors pour conclure, je vous invite (en plus de rechercher sur le net “Ameisen” et “abeilles”) à lire le fabuleux ouvrage de Pierre Henri et François Tavoillot  : L’abeille (et le) Philosophe. Vous y retrouverez une part de ce que nous vivons ici et ses symboles. Et saisirez peut-être le profond de notre plaisir de vivre ce voyage immobile permanent. Comme disent les bouddhistes (merci Laure) : il n’y a pas de chemin au bonheur, le bonheur c’est le chemin. Ici et maintenant. Dans l’observation d’une abeille butineuse comme  dans le petit doigt qui s’enfonce dans le pot de miel. Exalter les sens pour faire sens.

Pour qui se pique de philosophie, l’abeille est un sujet de choix. Aucun animal n’a davantage fasciné les hommes. Les penseurs de toutes les époques et de toutes les civilisations ont cherché dans la ruche les secrets de la nature et les mystères de la culture, comme si elle était le miroir idéal de l’humanité et le baromètre de son destin. De l’ Antiquité à la période contemporaine, c’est à une extraordinaire histoire de la culture occidentale que nous convie ce livre : en suivant le vol délicat de l’abeille, on rencontre le génie d’Aristote, l’avènement d’Auguste, la naissance du christianisme. On la retrouve à l’âge moderne accompagnant les premiers pas du retour des humanités antiques comme la découverte de la science expérimentale. Aujourd’hui que les menaces de disparition de cet insecte passionnent le public, le symbole n’a pas fini de fonctionner.

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J’espère par ce texte vous suggérez de plonger aussi dans un monde incroyable et majestueux. Vous imprégner d’une humilité qui baigne le petit apiculteur que je suis devant la ruche, cette humilité qui devrait guider l’homme devant l’abeille comme devant l’ensemble des espèces qui nous entourent et nous nourrissent. En ce sens, l’abeille symbolise ce tout : la complexité, la magnificence, l’extraordinaire, le beau. Notre rien. Et le délice. Au fond, cette harmonie discrète, n’est-ce pas ce qui, au final, nous guide au manoir? N’est-ce pas ce que les hôtes ressentent, consciemment ou non? Je concède que l’humilité ne transparait pas forcément. Et pourtant. Vis-à-vis du manoir, de son histoire et de son parc. De ses oiseaux et ses abeilles, donc. Et nous, là, au milieu de ce tout. A bichonner et respecter. Et partager. Lentement. Cette part de nous en échange d’une part de rêve. Quelle récompense. Cette attention en échange de cette fameuse, délicieuse, émouvante petite cuillère de goulimiel.

Le bonheur, en somme.

Newsletter du 19 mai 2020 – Saison, parc, coronavirus et confitures

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 Bonjour à toutes et tous.

Un tel intitulé peut susciter la curiosité. En effet, j’ai quelques informations importantes à vous donner.

Tout d’abord tout se passe bien ici, le parc fleurit de toute part et resplendit de mille couleurs. Je mets d’ailleurs régulièrement en ligne des photos sur la page facebook du manoir. N’hésitez pas à la consulter, vous y abonner ou la partager. Les abeilles, les poules, le bouc, Lhassa, tout le monde est en pleine forme.
Début mars nous avons fait tomber les pignons des ruines qui menaçaient vraiment suite aux tempêtes de cet hiver. La cour arrière est beaucoup plus aérée, la perspective sur les arbres du parc est vraiment belle et reposante. Et, vu du parc, le manoir prend de la hauteur. Ce fut un crève-coeur de voir tomber ces pignons mais on se demanderait presque, au regard du résultat, pourquoi nous ne l’avons pas réalisé plus tôt.
La crise sanitaire du covid-19, les mesures prises au manoir.

Il y a pire endroit pour supporter un confinement. Cela s’est donc plutôt bien passé ici, même si ce fut un vrai soulagement de pouvoir à nouveau prendre les vélos et descendre au petit port du Beg Hent pour profiter des couleurs de la mer.

Mais, évidemment, l’activité chambres d’hôtes est fortement impactée. On s’adapte. Pour expliquer l’ensemble des mesures mises en oeuvre j’ai créé sur le site une page spéciale détaillée et régulièrement mise à jour. Pour résumer très succinctement je mets en place pour cette saison un vide sanitaire d’une nuit entre chaque séjour afin d’assurer une désinfection complète de la chambre. Et, dans la pièce de petit déjeuner, chaque chambre dispose de sa propre table. Je vous invite vraiment à lire l’ensemble des mesures prises pour garantir la sécurité de toutes et tous sans altérer la convivialité et la qualité des services que vous connaissez et appréciez. Je vous invite aussi à partager ces infos à celles et ceux que vous pensez tentés par un séjour dans la région mais qui craignent les risques liés au virus. Aucun souci au manoir.

De la douceur : les goulifitures du manoir.

Pour revenir à plus de douceur, cet hiver nous avons (entre autres) fini les travaux de la pièce qui se trouve derrière la grande cheminée, au rez-de-chaussée. Il s’agit désormais d’un magnifique labo idéalement aménagé pour préparer les confitures que vous pouvez déguster au matin. Goulifitures…. une sorte de néologisme pour désigner confitures, gelées et crèmes que je confectionne. Goulifruits, goulifleurs et goulicrèmes, la liste est présentée sur cette page du site. A ce jour seuls les visiteurs en chambres d’hôtes peuvent en acheter mais la vente sera bientôt ouverte à tous. Je travaille à en définir les modalités, notamment pour l’après saison: coffrets cadeaux, vente à distance, livraisons, réseaux amis, les idées et envies ne manquent pas. Je ferai ce qu’il faut pour partager avec vous toutes ces saveurs.

Voilà pour les quelques informations que je pouvais fournir. En ces temps de crise sanitaire, le manoir de Krec’h Goulifern reste et restera un lieu à part où il sera toujours agréable de se poser et se régaler. Les oiseaux qui accompagnent de leurs chants notre printemps ensoleillé et fleuri ne me contrediraient pas. N’hésitez donc pas à faire connaître le manoir et ses chambres d’hôtes autour de vous. Ou, mieux encore, revenez?

Merci encore, prenez soin de vous,

A bientôt au Manoir de Krec’h Goulifern.

 

Erwan

Newsletter du 26 novembre 2019 – les cadeaux de noël et autres nouvelles

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Bonjour à toutes et tous.

Quelques nouvelles

Avant de parler de Noël et des bons cadeaux, je tenais à remercier toutes les personnes venues d’un peu partout en France et bien au-delà passer une ou plusieurs nuits au manoir de Krec’h Goulifern cette année. Merci aussi à celles et ceux qui reviennent à l’occasion ou qui font connaître les lieux autour d’eux. Ce fut une année pleine de belles rencontres et de beaux moments partagés; c’est toujours un immense plaisir de faire découvrir la région ou les produits locaux issus des paniers du bocage ou confectionnés par nos soins. Le plaisir est toujours intact de recevoir à chaque fois vos compliments et encouragements.

Nous profitons de l’après saison pour réaliser des travaux, mais cette année nous nous concentrons sur des éléments privatifs. Il y a toujours de quoi faire tant dans l’embellissement de la bâtisse que dans l’entretien des extérieurs. Nous continuons par ailleurs à alimenter les réserves de victuailles que vous retrouverez parfois aux petits déjeuners. Nous ne manquons donc pas d’occupation sur notre petit hectare de bonheur.

Les bons cadeaux.

Venons-en au fait. L’an dernier, vous avez été plusieurs à profiter de la formule “bons cadeaux” pour noël. Et, de fait, les cadeaux ont beaucoup plu. Alors pourquoi pas profiter du tarif préférentiel pour offrir une ou plusieurs nuits au manoir de Krec’h Goulifern ? Plaisir garanti !

Pour toute information, commande de bon cadeau, rendez-vous sur la page de notre site : Offrez un bon cadeau.

Si vous avez déjà fait vos cadeaux, n’hésitez pas à suggérer, partager, faire connaître cette possibilité autour de vous. Et, qu’on se le dise, les chambres d’hôtes sont ouvertes tout au long de l’année.

Merci encore, et à bientôt au Manoir de Krec’h Goulifern.

 

Les vœux 2019 du manoir

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Bonjour à toutes et tous.

Avant toute chose, nous vous souhaitons une belle et heureuse année 2019.  Cette nouvelle année, nous vous la souhaitons dans les langues entendues au manoir depuis trois ans maintenant.

Bonne année
Happy new year
Frohes neues jahr
Feliz ano
Buon anno
Akemashiteomedetogozaimasu
elukkig nieuwjaarS
novym godom
 En omettant les langues territoriales
(catalan, basque, corse, alsacien, tahitien notamment).
Peut-être d’autres à venir puisque les réservations et demandes d’informations nous parviennent déjà.

Cette année, la présence du manoir sur les réseaux sociaux sera un peu plus active, notamment par davantage de photos. Le parc s’embellit, les espaces potagers sont tout aussi prometteurs et la partie boisée commence à se livrer. L’idée est de partager avec vous l’évolution de tout cela. N’hésitez donc pas à suivre le manoir sur Facebook et Twitter.


Et bien sûr…

Les bons cadeaux toute l’année.
Pendant les fêtes, vous avez été plusieurs à profiter de la formule “bons cadeaux”. Sachez que cette offre est permanente : profitez d’un tarif préférentiel pour offrir une ou plusieurs nuits au manoir de Krec’h Goulifern. Pour toute information, commande de bon cadeau, rendez-vous sur la page de notre site : Offrez un bon cadeau.

L’offre Saint Valentin.

Vous pouvez aussi passer vous-même un bon moment à deux au manoir. Et pourquoi pas à la Saint-Valentin ? Là encore, offre exceptionnelle : 90€ la nuit pour deux, dans la chambre de votre choix, 170€ les deux nuits. Petits déjeuners compris, évidemment.

Merci encore, et à bientôt au Manoir de Krec’h Goulifern.

Erwan

Pour vous abonner ou vous désabonner, ou lire ou relire les anciennes newsletters, allez à la page Notre newsletter.

bientôt noël, bientôt 2019.

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Bonjour à toutes et tous, L’arrière saison se déroule tranquillement au manoir. Sans entrer dans le détail, les travaux avancent bien, les idées se bousculent, comme d’habitude.
Nous préparons donc 2019 avec enthousiasme.
Nouveaux tarifs.Pour la première fois, nous augmentons les tarifs des chambres. La Glycine passe de 80 à 90€, la Ruche de 95 à 100€ et la Studette de 95 à 120€ mais jusqu’à 3 personnes. Nous mettons aussi en place une dégressivité à partir de la 3ème nuit. Tout est détaillé sur la page Disponibilités et tarifs.

Vos réservations 2019 et pour Noël.

N’hésitez pas à préparer vos vacances ou faire connaître le manoir; les demandes d’information et réservations arrivent déjà, et si 2019 ressemble à 2018, l’agenda va vite se remplir. Pour Noël, pourquoi ne pas venir ou offrir un séjour au manoir ? Certes, la Studette est fermée jusqu’à mars. Certes la Glycine est en travaux et ne sera peut-être rouverte d’ici là. Mais nous vous proposons la Ruche pour venir profiter des douces lueurs de l’hiver breton, du silence du parc, de la chaleur du poêle et du cocooning que nous vous promettons, sans oublier bien sûr nos crêpes et confitures maison. Avant l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs, nous vous la proposons au prix de la Glycine (soit 90€ au lieu des 100 à venir). alors, pour qui seront donc ces belles lumières d’hiver au Beg Hent ?

Le manoir en bon cadeau.

Vous pouvez offrir une ou plusieurs nuits au manoir à l’un de vos proches. Plusieurs personnes ont découvert le manoir cette année suite à un cadeau. Et je pense qu’elles pourraient confirmer le plaisir qu’elles ont pris à passer un séjour ici. N’ayez crainte, le cadeau plaira ! Petite offre : à partir de deux nuits offertes, un pot de confiture maison accompagnera le bon cadeau. Une sorte de mise en bouche. Pour commander, tout est là : offrir un bon cadeau

Merci à toute et tous, bonnes fêtes de fin d’année à vous !

Erwan

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Hello all,
Automn is continuing slowly at the Mannor. Works are making progress and ideas still more an more in the head, as usual.

New prices.For the first time, prices are changing. Glycine is now 90€ per night, La ruche is 100€ and La Studette is 120€ from 1 to 3 persons. If you book 3 night, there is a degression. Everything is explained on the website : Disponibilités et tarifs.
Booking 2019 and christmas gifts.
You can prepare your holidays for next year or talk about us; bookings and requests are already coming. The Calendar will be full early.

It’s possible to come at these holidays. La Studette and La Glycine will be closed because of casual works. But La ruche is opened to come and make the most of lights of winter in Brittany, silence of the park and our delicious home made breakfasts. Before the news prices, La Ruche is 90€ per night, breakfasts included, in theses holidays. So, who will enjoy these beautifuls lights of Beg Hent ?

 

Mannor in a gift.

You can offer a night or more to friends or family. Few people has discovered the mannor this year with a gift. And they could tell you it was a nice gift. And we have decided to offer a pot of marmelade if you buy 2 nights or more. A kind of taste. To buy it, everything is on the website: offrir un bon cadeau.

Thank you very much, we wish you a merry chistmass.

Erwan

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Newsletter du 21 septembre 2018 – Quelle saison !

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Bonjour à toutes et tous,

Quelle saison !

Depuis juillet, le manoir a vibré au rythme des accueils et passages des hôtes venus de France, d’Europe et même d’Asie, d’Océanie et d’Amérique. Et c’est un plaisir toujours immense d’accueillir couples, familles, randonneurs à pieds ou à vélo, visiteurs de passage ou installés pour quelques jours.

La saison fut d’autant plus belle qu’entre le 12 juillet et le 15 septembre, chaque jour a eu son lot d’accueils ou petits déjeuners, ou les deux. Sur la période, cela signifie plus de 300 petits déjeuners servis, soit 1200 crêpes confectionnées et 150 kg d’oranges pressés. Pour 2018, nous en sommes à plus de 400 petits déjeuners servis.

Pour cette magnifique saison, merci donc aux hôtes d’avoir choisi de séjourner ici. Merci aussi aux fournisseurs, à commencer par la Ferme du Wern d’une part, et nos poules d’autre part, et merci aux partenaires et restaurateurs amis. Si vous êtes venus cet été ou avant, n’hésitez pas à faire part de votre avis sur l’un des différents supports que nous occupons : chambre-hotes.fr, Tripadvisor, Facebook notamment.

Pendant l’été, les hôtes ont donc été choyés. Mais nous n’avons pas pour autant délaissé nos animaux puisqu’en juillet et août, nous avons construit un nouveau poulailler qui fait aussi office de cabane pour Viking, notre bouc. L’un des deux tennis à été aménagé pour cela (élagage, réparation du grillage, construction, pose de clôture, etc.), vous pouvez d’ailleurs voir un diaporama de l’espace sur le site, à la page Les extérieurs.

La saison est certes terminée, mais le manoir reste ouvert. D’ailleurs, ces jours-ci, puis en octobre, quelques personnes viennent encore y séjourner. Qu’on se le dise : le manoir de Krec’h Goulifern est ouvert à longueur d’année !

Par ailleurs, n’oubliez pas que tout au long de l’année et notamment pour les fêtes, vous pouvez offrir des bons cadeaux de nuits au manoir.

Merci encore à toutes et tous et à bientôt au manoir de Krec’h Goulifern !

Erwan

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Hello all,

Such a season !

Since July, the manor has vibrated at the rate off comings of the visitors come from France, Europe and even from Asia, Oceania and America. and it’s au great pleasure to welcome couples, families, walkers or bikers, visitors for a night or settled for a few days.

The season was all the more beautiful as between july 12th and september 15th, everyday had breakfasts or welcome, or both. It means more than 300 breakfasts, more than 1200 crepes and 150 kg of oranges. Over the year, we are more than 400 served breakfasts there.

For this wonderful season, thank’s a lot to the visitors who have choosen to stay here. Thanks to the suppliers, to begin to La Ferme du Wern, and our chickens (for the eggs), and thanks to the partners and the friendly restaurant owners. If you came this summer or before, do not hesitate to espress your opinion on one the various supports which we occupy: chambre-hotes.fr, Tripadvisor, Facebook.

During the summer, the visitors were cherished. We did not abandon for all that our animals : during july and August, we built a news henhouse which is as hut for Viking, our billy goat. One of the two tennis court is used for it (pruning, repair of the wire netting, etc). You can see more pictures of the place on the website Les extérieurs.

The season is ended, but the manor remains open. Morever, these days, then in octobre, people come to stay here. Let’s make it clear : Manor of Krec’h Goulifern is open all year round ! Morever, it’s possible to offer nights at manor as gifts for christmas ou birthdays.

Thank you all again, and see you soon in Manoir de Krec’h Goulifern !

Erwan

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Newsletter du 18 mai 2018 – Le soleil, le printemps, la saison, le partage

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Bonjour à toutes et tous.

Le soleil arrive enfin, et vous étiez quelques uns en provenance de France, des Pays-Bas ou encore d’Angleterre pour profiter des premiers jours de mai au manoir de Krec’h Goulifern. A en croire notre livre d’or, l’accueil plait toujours autant, et c’est un plaisir et une vraie fierté. Si vous êtes passé par ici pour une ou plusieurs nuits, n’hésitez pas vous aussi à faire part de votre avis sur l’un des différents supports que nous occupons : chambre-hotes.fr, Tripadvisor, Facebook notamment.

D’ailleurs, le suivi des réseaux sociaux est précieux car il permet une belle visibilité. Je vous invite donc à partager tant notre page facebook que notre compte Twitter. Partager, suivre, faire connaître sont autant de moyens complémentaires au traditionnel bouche à oreille.
Pour revenir à cette saison qui s’annonce belle de rencontres et de saveurs, et comme annoncé en début d’année, nous proposons depuis juin 2017 les trois mêmes chambres : La Glycine (pour 2), la Ruche (pour 2 + lit supplémentaire enfant possible) et la Studette (pour 2 à 5 personnes). Vous pourrez aussi toujours compter sur nos petits déjeuners inégalés ainsi que tous les services habituels : accès au parc, barbecue et charbon de bois, réchaud, réfrigérateur, micro-onde, vaisselle, herbes aromatiques, etc.
A défaut de venir au manoir, vous pouvez toujours profiter d’un tarif préférentiel pour offrir une ou plusieurs nuits à vos proches. Pour toute information, commande de bon cadeau, rendez-vous sur la page de notre site : Offrez un bon cadeau.

Voilà, que rajouter sinon vous souhaiter de beaux jours de printemps et d’été. Merci encore, au plaisir de partager avec vous le bonheur et la chance que nous ressentons de vivre et accueillir dans notre petit paradis qu’est le Manoir de Krec’h Goulifern.

 A bientôt,

Erwan

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Newsletter du 17 janvier 2018 – Meilleurs voeux

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Bonjour à toutes et tous.

Avant toute chose, nous vous souhaitons une belle et heureuse année 2018.

Pour le manoir de Krec’h Goulifern, l’année s’annonce encore riche de rencontres puisque les premières demandes d’informations et de réservations nous parviennent déjà pour cet été.

Cette année nous proposons les trois mêmes chambres : La Glycine (pour deux), la Ruche (pour 2 + lit supplémentaire enfant possible) et la Studette (pour 2 à 5 personnes). Et bien sûr les petits déjeuners copieux qui commencent à faire notre réputation. Les confitures sont de plus en plus variées, les arbres de notre parc nous remerciant un peu plus chaque année de leur redonner vie (prunes, pommes, châtaignes, kiwis notamment). Tous les services de l’été dernier sont toujours disponibles : parc, barbecue et charbon de bois, réchaud, réfrigérateur, micro-onde, vaisselle, herbes aromatiques, etc.

Les bons cadeaux toute l’année.
La nouveauté des fêtes consistaient à vous proposer la formule “bons cadeaux”. L’opération a reçu son petit succès. Aussi, nous avons décidé de maintenir cette offre de façon permanente : profitez d’un tarif préférentiel pour offrir une ou plusieurs nuits au manoir de Krec’h Goulifern. Pour toute information, commande de bon cadeau, rendez-vous sur la page de notre site : Offrez un bon cadeau.

L’offre Saint Valentin.

Vous pouvez aussi passer vous-même un bon moment à deux au manoir. Et pourquoi pas à la Saint-Valentin ? Là encore, offre exceptionnelle : 80€ la nuit pour deux, dans la chambre de votre choix, 150€ les deux nuits. Petits déjeuners compris, évidemment.

Que dire de plus sinon vous souhaiter à nouveau nos meilleurs vœux pour 2018.


Merci encore, et à bientôt au
Manoir de Krec’h Goulifern.

Erwan

 

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Newsletter du 21 septembre 2017 – Mille mercis

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Bonjour à toutes et tous,

Merci. Milles mercis. Ce sont les mots qui viennent spontanément alors que s’achève notre deuxième saison complète. Trois chambres mises à disposition, et tant de rencontres. 

Au fil de l’été (et plus largement), nous avons fait au mieux pour que nos hôtes passent les meilleurs moments possibles, qu’ils soient de passage une nuit ou installés pour plusieurs jours. Et, à en croire les premiers remerciements ou encouragements reçus, nous y sommes plutôt bien parvenu.

Donc avant tout, merci à nos hôtes, venus d’un peu partout : Italie, Espagne, Suisse, Allemagne, Pays-Bas, Angleterre, Belgique, Canada, et même Nouvelle Zélande, et bien sûr de toute la France. Merci à vous tous.

Même si notre manoir est un lieu à part ou à l’écart, la qualité des services dépend aussi beaucoup du tissu de liens que nous concoctons petit à petit. Parmi eux nos fournisseurs, et en premier lieu La Ferme du Wern. Merci aussi aux restaurateurs que nous suggérons à nos clients et qui les ravissent, en particulier Le Tire Bouchon ou La Tourelle. Proposer des activités et des restaurants, fournir de bons produits, apprendre le territoire, tout cela nous offre une multitude de rencontres vraiment enrichissantes.

Aussi et surtout, un immense remerciement au précieux partenariat que nous entretenons avec l’Office de tourisme communautaire, qui apporte tant et nous permet d’offrir à nos hôtes une belle porte d’entrée sur les richesses de notre région.

Et maintenant ?

Beaucoup de nouvelles choses arrivent déjà : les pruniers ont bien donné et nous avons réalisé une nouvelle confiture (prune miel) assez savoureuse, déjà disponible sur la table du petit déjeuner. Les châtaignes s’annoncent en quantité, les kiwis aussi. Et d’autres petites surprises à venir.

Pour les extérieurs, nous attaquons ces jours-ci la partie boisée, en commençant par celle en face du poulailler. Évidemment nous comptons aussi nettoyer la zone qui va de la porte de devant à la maison, y redonner lumière aux innombrables plantes, arbustes et fleurs qui y sommeillent. Plus largement, un gros travail de défrichage, taille et  élagage s’impose pour soigner toutes les essences disponibles: noisetiers, châtaigniers, érables, pommiers, pruniers, cerisiers, notamment.

Et l’intérieur ?

Pour les intérieurs, nous allons tranquillement continuer nos travaux, sans planifier et sans pression, même si la salle à manger va bientôt gagner en chaleur. Les petits déjeuners hivernaux en seront d’autant plus savoureux.

Mais encore ?

C’est déjà pas mal non ? Parce que, pour cet hiver, nous avons aussi et surtout la volonté farouche de prendre soin de nous-mêmes.

Mais comme vous le savez, nos chambres sont ouvertes toute l’année, alors nous allons aussi gâter nos hôtes de passage hors saison. Aussi, n’hésitez pas à proposer, inviter autour de vous, à venir séjourner au manoir et profiter tant du lieu que des couleurs et richesses insoupçonnées du Trégor.

Et pour celles et ceux qui ont déjà eu la chance de venir, n’hésitez pas à faire part de vos ressentis sur notre page Facebook (commentez, partagez la page et vos remarques), sur Tripadvisor ou sur chambres-hotes.fr ou encore directement sur notre livre d’or. Tout ceci nous est précieux.

Merci encore, et à bientôt au Manoir de Krec’h Goulifern.

 Erwan

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